Un métier, une passion... Parce que l'eau, c'est la Vie !

Lorsque j'étais enfant, mon papa me fabriquait des moulins avec de simples fourches de bois trouvées dans la campagne, pour faire tourner dans la rivière. Il m'a transmis son amour de la Nature, et je le remercie pour ce merveilleux cadeau.

En 1984, j'ai découvert ma sensibilité à ressentir les veines d'eau souterraines grâce à un sourcier que j'ai rencontré, par hasard ; mais... Y a-t-il vraiment de hasard ?

Le ressenti sourcier est une sensibilité particulière à réagir aux différences de champs électro-magnétiques émis par la terre. On ne devient pas sourcier, en est sourcier : être sourcier, c'est se sentir en symbiose totale avec la Nature, l'Aimer et la Respecter. C'est d'ailleurs ce qui m'apporte autant de bonheur dans mon métier de savonnière : fabriquer un savon doux, bon pour les hommes et non polluant pour l'environnement. Etre sourcier, c'est devenir les éléments, devenir eau, devenir vent, devenir arbre... Difficile à expliquer... C'est tout simplement magique ! On ne s'improvise pas sourcier,  la sourcellerie est à la fois un don et un art ; un art qui demande un travail régulier ; il faut s'exercer chaque jour, avec beaucoup d'assiduité, pendant plusieurs années ; car un bon sourcier doit être capable, non seulement de ressentir les veines d'eau, mais également d'en définir la profondeur, le débit et de trouver le point de forage le plus judicieux ; aujourd'hui, l'eau souterraine se cache de plus en plus profond et il faut savoir que le coût d'un forage se calcule en fonction des ml de profondeur. La charge qui repose sur les épaules du sourcier est lourde, car il arrive en tout début de parcours dans la décision d'un forage ; le sourcier fait de son mieux, investit toute son énergie et son professionnalisme pour découvrir l'eau précieuse qui jaillira et fera le bonheur de son client ; mais on doit garder à l'esprit que Dame Nature aura toujours le dernier mot... avec sa part de mystère. Et le sourcier, malgré sa bonne foi, ne peut donc pas être soumis à une obligation de résultat. Même un sourcier qui obtient un taux de réussite avoisinant les 98 % n'est pas à l'abri d'une erreur, notamment au niveau du débit et de  la profondeur. En effet, la nature du sous-sol influe les recherches ; les terrains argileux, par exemple, faussent les résultats et sont de véritables pièges pour le pauvre  sourcier. C'est pourquoi le sourcier doit acquérir un minumum de connaissances en géologie. L'exigence de la clientèle a changé, l'eau est de plus en plus profond et le travail du sourcier a dû suivre cette évolution. Si un jour vous rencontrez un sourcier qui vous garantit 100 % de réussite... Un conseil : fuyez, vous avez à faire à un charlatan ! 

 

Mes tarifs 

120 € - Frais de km offert dans un rayon de 30 km autour de la savonnerie à Saint Pierre-de-Chartreuse - Au delà, 0.30 € du km.

 

Déroulement d'une prospection sourcière

Dans un premier temps, je travaille sur plan, à distance ; grâce à internet, j'étudie la géologie du lieu, puis j'imprime le plan cadastral de la parcelle pour faire ma recherche radiesthésique, à l'aide de mon pendule.

Dans un deuxième temps, je me rends sur place, pour faire ma prospection sur le terrain. J'utilise différentes baguettes pour ressentir les veines d'eau. Mais ma préférence se porte sur la baguette fourche, baguette traditionnelle qu'utilisaient les anciens sourciers de nos campagnes. Seule la matière de la baguette a évoluée : elle est maintenant en métal plastifié afin de la conserver indéfiniment sans être obligé de couper une branche de noisetier à chaque prospection. J'aime sentir ma baguette  tourner entre mes mains, s'abaisser frénétiquement vers le sol pour m'y faire découvrir une veine d'eau, fluide et fraîche qui serpente sous terre, mystérieuse, cherchant courageusement à se frayer un  chemin entre les roches, imperturbable, à l'abri des regards... A l'aide de jalons, je balise les deux rives de la veine d'eau. A l'aide de mes baguettes parallèles, je recherche le sens du courant. Puis, je défini le débit et la profondeur de la veine avec mon pendule et des cadrans de radiesthésie. Enfin je vérifie s'il y a croisements de veines avant de déterminer le point de forage le plus approprié.